Association des Jeunes Vigneusiens

 

Accompagnement à la scolarité

&

Engagement citoyen

La Vie doit être une éducation incessante. Il faut tout apprendre, depuis parler jusqu’à mourir.

Gustave Flaubert

L’aide à l’orientation

Sur ce plan précis de l’orientation scolaire, nous avons constaté qu’une large partie des élèves sont en mal de repères. Ils ne savent pas quelles études faire, pour faire quel métier, sans compter qu’il y a une réelle désillusion quant aux chances de réussite subséquentes à des études. Se développe ainsi comme aux Etats-Unis, le sentiment pour ces jeunes de ne pouvoir réussir que par le sport ou la chanson.

 

 

Ils n’ont pas de réelles discussions avec les adultes qui les entourent. Beaucoup d’entre eux ne se voient que comme des victimes du système et intériorisent pleinement les discours qui peuvent leur être tenus, à savoir qu’ils ne feront rien de leur vie, qu’ils ne sont capables de rien ou bien les discours victimaires qui peuvent leur être tenu dans leur entourage et se voient de fait incapable de remettre en cause ce « déterminisme social ». Ils sont prompts parfois à considérer qu’une décision qui ne leur convient pas a des motivations racistes. Et ils ont du mal à imaginer que de plus en plus le racisme devient économique.

 

D’autre part, dans ces milieux défavorisés, un phénomène préoccupant apparaît : il y a de moins en moins de contacts entre  les aînés qui réussissent et les jeunes générations, malgré leurs origines sociales communes et le contexte analogue de leurs parcours et difficultés. Les « dealers » et autres malfrats deviennent alors leurs seuls modèles de réussites concrètes.  De fait, montrer des exemples de gens qui sont parvenus à rompre le cercle vicieux de la « reproduction sociale » est une des meilleures façons de prouver qu’il n’y a pas de fatalité en la matière.

 

Signalons, aussi, que cette aide à l’orientation ne consiste absolument pas en un déni des formations professionnelles. Le système éducatif français est très riche de par la grande diversité de ses filières. Malheureusement, force est de constater un dévoiement de celui-ci pour une catégorie d’élèves. Notre propos est ici de parler aussi bien des filières générales, technologiques que professionnelles.

 

Il ne prétend pas, non plus, se substituer aux professionnels de l’orientation (CIO, conseillers d’orientation) qui demeurent, à notre sens, les seuls réellement à même de correctement considérer la situation de chacun et proposer les filières les plus susceptibles de correspondre aux capacités et aspirations de l’élève. 

 

Toutefois, nous sommes convaincus que ce travail d’information ne peut être mené à bien que si les différents acteurs intervenant dans la vie de l’enfant y participent. Il est donc primordial que ces acteurs du système éducatif se rencontrent.

 

 

L’information à l’endroit des élèves

 

Les jeunes issus de milieux défavorisés souffrent d’un déficit au niveau de l’accès à l’information concernant leur orientation et, à fortiori, leur avenir. C’est ainsi, que dans ce flou, bon nombre d’entre eux n’envisagent pas d’études supérieures, préférant se replier sur des filières communément présentées comme plus accessibles et aux débouchés plus certains.

 

Les enfants évoluant dans un contexte socio-économique plus favorable  peuvent trouver de l’information et des exemples concrets dans leur entourage proche, ce qui leur permet de bâtir, très tôt, leurs projets professionnels et d’envisager plus sereinement et sûrement les études et filières les y menant. C’est pour cela, et sans pour autant tomber dans le piège de l’assistanat, que nous pensons que les premiers  nécessitent un supplément d’information et de leur montrer, par l’exemple, que l’école de la république est un vecteur de réussite et d’ascension sociale.

 

Ces remarques d’ordre général peuvent sembler tout ce qu’il y a de plus commun, mais c’est vraiment ainsi que les jeunes, de Vigneux-sur-Seine particulièrement, vivent ces questions qui engagent tout leur devenir. C’est pourquoi, le projet suivant va permettre de mieux les armer pour aborder, au mieux, leurs études et leur avenir professionnel.

 

 

 

Ces visites sont complémentaires à tout ce qui est proposé dans ce chapitre. Il s'agit surtout de montrer aux enfants des "cités" une vérité très souvent ignorée : dans les universités et les grandes écoles, il n’y a pas que des enfants issus de milieux aisés et des surdoués mais que ce sont bien des lieux accessibles et ouverts à tous.

 

De plus, nous sommes convaincus que les problèmes de scolarité sont étroitement liés au manque de visibilité des jeunes sur les différentes filières d’orientation. C’est pourquoi nous projetons des visites de grandes écoles et d’universités, de salons (ex : salon de l’Etudiant…). Les intervenants y accompagneront les enfants pendant une demi-journée ou une journée entière.

 

 

Mise en place des visites de grandes écoles et d’universités

Il est important d'insérer ces visites d'universités et d'écoles dans un programme de visite plus large. En effet, il faut associer des visites culturelles (musées, expositions, …) ou de divertissement (parcs, promenades, …) aux visites scolaires. Ces visites participeront sûrement à élargir les horizons des enfants et à les aider pour l’orientation.

Réflexions préliminaires